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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 00:27

Je dessine à l’envers ce constant paysage,

Je suis mort un matin enfermé dans ma cage,

Et pourtant je reviens sur le chemin pétré

Me griser d’un parfum sous un arbre égaré…

 

Une plume de vent balafre la surface

De l’eau, l’étang frémit, le rivage s’efface,

Autre monde, autre temps, crépuscule moiré,

Empreintes de mes doigts sur ton corps chamarré…

 

Souvenances, je glane, un à un, les pétales

D’une nuit étoilée où naguère, vestales,

S’épandaient dans le ciel les souches d’un amour

Dont j’étais bienheureux le servant troubadour…

 

Une brise d’automne érafle la futaine,

Une voix m’interpelle, étrangère et soudaine,

Embrumant de mon cœur le songe sans façon,

Elle me dit de partir et me fait la leçon…

 

Es-tu fou mon ami ? Déjà le jour s’achève

Et tu flânes sans cesse empêtré dans le rêve,

Que fais-tu sur la rive aux contours des roseaux ?

« J’imagine une femme et je parle aux oiseaux… »

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commentaires

Aralf 18/10/2010 21:14



J'aime énormément votre style d'écriture, à la fois riche et fluide et qui conserve sa petite part de mystère...


Le dernier vers de ce poème, notamment, est de toute beauté !


Cordialement 


Aralf


http://les-jardins-d-aralf.over-blog.fr/



Grand Maître Fred, Jedi des Mots 12/10/2010 11:46



Philippe,


J'ai lu quelques poésies, visiter tes catégories. Ben, ce que tu écris me plaît bien, même si tu fais dans le Classique qui habituellement me fait fuir En chacun des textes lus, je sens une grande force et une "vibrance" étrange et plaisante. Tu as des styles Boileau, Ronsard,
Hugo, Chateaubriand et d'autres. M'enfin, je reviendrai.


Bien @mi K'Lment