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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 03:34

Je porte le remords des choses incomprises,

De cet être perdu qui rodent dans mon cœur

Et dont j’entends lointain le sourire moqueur

Longuement résonner parmi les ombres grises…

 

Ainsi des nuits durant je rode dans la ville

Et je ne sais pourquoi, d’elle je n’attends rien

Peut-être le regret du morne quotidien

Où je survis cloîtré comme un vieil  imbécile…

 

Pour simplement rêver, j’use d’un subterfuge,

Tout près de l’eau dormante il est une maison

Personne aux alentours, c’est la triste saison,

Au-delà des murs clos j’imagine un refuge…

 

J’ose, je glisse un œil dans le trou des serrures,

En demeurant caché suspendu dans le noir

J’interroge l’oracle aux reflets d’un miroir :

« Est-il un lieu secret sans larmes ni blessures ?... »

 

Et même si je sais qu’elle ne peut m’entendre,

Présence, en filigrane, inscrire au firmament,

Le fil de ma pensée au gré du sentiment

Auprès d’elle revient à l’infini s’étendre…

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