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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 18:02

Ô, tireur aux affûts, regarde un ange passe…

    Au bout de ton fusil, immature et content,

    A quoi peut-il rêver, lui, que la mort attend ?

Vise au cœur l’innocent, l'ordre veut qu'il trépasse !…  

 

Embusqué sur les toits, le cri des oies sauvages,

Un éclair puis un autre en cascade répond,

Chemise rouge sang, un enfant moribond

Git sur le boulevard. Quels sont donc ces visages

Que l’on n’aperçoit pas qui violent les étoiles ?

Dans les rues de Damas rode une femme en noir,

On dit que c’est la mort en toilette du soir

Qui comble son amant en dispersant ses voiles…

 

Non ! C’est la liberté qu’on étouffe sous des chaines,

C’est l’ombre qui descend aux portes des maisons,

Celle que l’on entend chanter dans les prisons,

Qui célèbre César en aiguisant les haines,

C’est le pas scélérat des chiens de la milice

Qui résonne sans fin et ne laisse que pleurs

Dans l’écho des fusils où ne vivaient que fleurs ;

C’est le crime sans nom dont le monde est complice !...

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Published by Philippe Lemoine - dans Vaincu par l'orage...
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commentaires

pascale 15/01/2012 14:56


superbe et tristre à la fois; tes mots offrent le tableau affligeant de ces guerres où l'innocence est la première victime.

Philippe Lemoine 16/01/2012 11:52



Ainsi passent les jours parfois sinistres, merci et douce journée à toi Pascale