Partager l'article ! Embusqué sur les toits...: Ô, tireur aux affûts, regarde un ange passe… Au bout de ton fusil, immature et ...
Ô, tireur aux affûts, regarde un ange passe…
Au bout de ton fusil, immature et content,
A quoi peut-il rêver, lui, que la mort attend ?
Vise au cœur l’innocent, l'ordre veut qu'il trépasse !…
Embusqué sur les toits, le cri des oies sauvages,
Un éclair puis un autre en cascade répond,
Chemise rouge sang, un enfant moribond
Git sur le boulevard. Quels sont donc ces visages
Que l’on n’aperçoit pas qui violent les étoiles ?
Dans les rues de Damas rode une femme en noir,
On dit que c’est la mort en toilette du soir
Qui comble son amant en dispersant ses voiles…
Non ! C’est la liberté qu’on étouffe sous des chaines,
C’est l’ombre qui descend aux portes des maisons,
Celle que l’on entend chanter dans les prisons,
Qui célèbre César en aiguisant les haines,
C’est le pas scélérat des chiens de la milice
Qui résonne sans fin et ne laisse que pleurs
Dans l’écho des fusils où ne vivaient que fleurs ;
C’est le crime sans nom dont le monde est complice !...
superbe et tristre à la fois; tes mots offrent le tableau affligeant de ces guerres où l'innocence est la première victime.
Ainsi passent les jours parfois sinistres, merci et douce journée à toi Pascale