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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 09:40

Je la connais à peine et pourtant bien réelle,

Toute de noir vêtue, elle est là devant moi

Féline et bohémienne étrangement rebelle,

Je ne peux rien lui dire et j’en pleure d’émoi…

 

De loin, elle me regarde et je ne sais que faire

Alors je reste là dans l’ombre de ses pas,

Timide un peu nigaud, sans bien m’en satisfaire,

J’aspire et puis je rêve à ce que je n’ai pas…

 

Dévoré par le manque à chaque instant du jour,

Je voudrais l’embrasser aux quatre coins du monde,

Mais ma peur est trop grande et mon souffle trop court,

Seul mon cœur dévasté dans ma poitrine gronde…

 

Il me semble parfois qu’il suffirait d’ouvrir

Les yeux ou d’inventer un mot juste et modeste,

Peut-être simplement oser, pour la ravir,

Chanter sous sa fenêtre en oubliant le reste…

 

Sortilège une voix chuchote dans ma tête

Le vertige me prend. Assis sur le carreau,

Je l’entrevois partout, fragile silhouette,

J’en exalte l’amour dont je suis le bourreau…

 

Elle a beau m’habiter, comme un oiseau sans aile,

Je vais, je viens, je pars et je joue au cerceau,

Pauvre fou me voilà faisant la ritournelle,

Ainsi, que voulez-vous, je fais des ronds dans l’eau…

 

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Published by Philippe Lemoine - dans Souffles d'encre...
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