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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 00:35

Lorsque lasse la nuit redresse ses vertèbres,

Qu’elle s’étire comme un chat vers l’Occident

Et qu’elle fait son lit le jour pour confident,

De ses poches, soudain s’éloignent les ténèbres,

Un sillon de cobalt maquille ses paupières

Puis, quand elle secoue, avec soin, son mouchoir,

Jaillissent des oiseaux de sa robe en pochoir,

De son royaume un œil embrase les frontières,

Dans le ciel des maillons font des colliers d’agates,

Aux confins de ses doigts brillent des anneaux d’or,

Tandis que doucement, sans bruit, son cœur s’endort,

 Il pleut des papillons et du soleil en grappes

Coule dans les vallons. Des gerbes de glycines

Et des ruisseaux d’iris jaillissent des coteaux,

Sublime, la nature entrouvre ses manteaux ;

Dans les prairies, plus loin, s’égaient des capucines…

D’un battement de cils, la terre, au fil du paysage,

S’éveille et se transforme en immense jardin,

Sur son corps déambule un joyeux baladin

Qui, dès l’aube naissante, effeuille son corsage…

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Published by Philippe Lemoine - dans Les correspondances...
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