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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 01:21

Le peuple bien pensant avec moi n’est pas tendre

C’est écrit, c’est ainsi, nul ne cherche à comprendre

Le pourquoi de l’exil, qui je suis, d’où je viens,

Condamné, l’on me jette en pâtures aux chiens !...

L’on me toise souvent et parfois l’on me traque

Je connais le mépris et même la matraque,

Pour beaucoup d’entre vous, je présente un danger,

J’en connais la raison car je suis l’étranger, 

Celui dont la couleur de peau vous semble étrange,

Celui qui vient d’ailleurs, qui gène et puis dérange,

Celui qui sans papier ne possède aucun droit,

Celui que l’on dénonce et désigne du doigt,

Celui qui vous fait peur, celui que l’on surveille

Et celui dont le nom vous écorche l’oreille…

 

Le cœur sec, l’âme froide, enfermés sur eux-mêmes,

Dans leurs tours de béton, bâtisseurs d’anathèmes,

Cohortes sont ceux qui se disent, comme vous,

Respectueux de l’autre et crient avec les loups. 

Multitudes, sont ceux, qui comme vous, se disent

Humanistes et puis d’un mot se contredisent,

Plus encore nombreux sont les indifférents,

Ceux qui ferment les yeux tout en considérant,

Que la misère du monde et son lot d’injustices

Ne les concernent pas et porte préjudices

À leur tranquillité. L’égoïsme est leur loi

Du rêve fraternel, ils ont perdu la foi        

El lorsque l’un d’entre eux me refuse sa porte

Et détourne sa main ; c’est l’amour qu’il déporte !...

 

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Published by Philippe Lemoine - dans Insurgé Poétique
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commentaires

Juliette 08/07/2011 03:53



C'est bien vrai et bien injuste pour beaucoups ! en tout cas c'est bien écrit


Amitiés


Juliette



Philippe Lemoine 09/07/2011 01:31



Bonsoir et merci Juliette d'errer au fil des mots...


Amitié et douce vie à toi


Philippe