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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 05:13

  Vespéral le jour tombe et s’effrite en lambeaux

Aux portes de la nuit, voici l’heure où les choses

Et les êtres, abstraits, flottent sous des manteaux

De brumes, c’est l’instant clair des anamorphoses

Où spectrales soudain reviennent les langueurs

Nostalgiques, l’ennui des âmes disparues…

Comme des farfadets, des fantômes fugueurs

Entrouvrent leurs tombeaux et glissent dans les rues,

Le cœur en catharsis, prémices du chagrin,

Sous un voile mouillé le paysage pleure

Le soleil disparu tandis que le marin,

Sans avoir pris la mer regagne sa demeure…     

Dans la clarté mourante, entre deux lunaisons,

Une feuille s’envole, un bruit de pas résonne,

Propage son écho sur les murs des maisons

Sibyllin et lugubre, au clocher le glas sonne…

Le village est désert, tout semble suspendu

Aux murmures du temps, au bon vouloir des astres,

L’homme baisse la tête et le regard perdu

Sent venir la tristesse immanente aux désastres…

 

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commentaires

Jasmine 27/03/2011 10:37



Pourqoui mets tu spectraux et furtifs, est ce que cela ne  s'accorde pas avec langueurs.


Je trouve ce poème plutôt moyen3 Pardonne ma franchise, je te souhaite une belle journée, je t'embrasse ....et



Philippe Lemoine 27/03/2011 15:09



Effectivement féminin ce n'était pas la seule anomalie deux vers étaient d'un mauvais métrés, le tout est corrigé perdu parmi les brumes cela m'avait échappé...merci m'avoir gente Dame
alerté...


C'est un poème composé, pour la poudrière, à partir d'un tableau, imagine le crépuscule nimbé de fumerolles brumeuses...


je t'embrasse, douce après-midi à toi