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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 12:42

 Un souffle de lumière au pied d’un lampadaire

Ondule au gré du vent sur le miroir de l’eau,

Goéland sur le port, seul le cri d’un oiseau

Trouble le silence où je vais solitaire…

 

Insensible le temps se dandine aux faitières,

La tienne reste sombre et les quais sont déserts,

Ritournelle revient un mensonge pervers  

Je rode naufragé sur des allées altières…

  

Balancelle perchée au firmament la lune

Accompagne mes pas, les voix de l’au-delà

Chuchotent dans le noir ce que je sais déjà,

Une étoile trébuche au loin sur la lagune…

 

Je pense à ces marins dévorés par l’abîme,

A des corps oubliés rejetés par la mer,

A des sanglots muets dont le sel est amer

Et je me sens petit sous la voûte sublime…

 

 Un sentiment d’exil sur mon cœur se dépose,

Présage, je te vois te perdre en d’autres bras,

A quoi bon demander, je sais tu mentiras,

J’ai traversé la nuit devant ta porte close… 

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Published by Philippe Lemoine - dans Vaincu par l'orage...
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commentaires

lorenadar 29/05/2010 00:08



Flaner au grés de vos poèmes est un réel bonheur, merci de nous donner de si jolies ballades



Philippe Lemoine 29/05/2010 04:09



Merci de faire ce chemin au fil des mots...



hanternoz 27/05/2010 22:45



Bonsoir.


Un joli poème, parmi plusieurs que je viens de lire sur votre blog, aussi je vous laisse une trace de mon passage.


Amitiés



Philippe Lemoine 28/05/2010 00:02



Merci, de cette belle empreinte...


Amitiés Poètiques