Vous ai-je déjà dit, Madame, pour vous plaire,
A quel point sont plaisants vos gestes délicats,
J’en mesure l’esprit, l’indécence exemplaire,
Le raffiné lazzi dont je ne fais pas cas…
Si belle est votre moue en cet instant magique,
De vous voir chiffonner votre exquis petit nez,
Je ne puis qu’en priser l’adorable mimique,
De vous mettre à bouder, déjà vous m’étonnez…
Bien que je vous préfère autrement que mégère,
J’admets apprécier votre bonne santé,
Vous avez beau cherché, je n’ai pas de colère,
J’aime de vos éclats l’ineffable beauté…
Vous pouvez bien jouer, féru de vos supplices,
Par vos frivolités depuis toujours charmé,
Les éclairs dans vos yeux ne sont que mes complices,
A quoi bon m’escrimer ! Vous m’avez désarmé…
D’un sourire, d’un mot, belle en cette matière,
Vous minaudez si bien sans même en avoir l’air,
Qu’à vous, je me soumets d’une tendre manière,
Ne vous y trompez point, en vos jeux, je vois clair…
C’est d’un vaste plaisir que de vous, je m’enivre,
De votre grâce épris, fasciné, j’en omets
Le caprice ingénu que vous me faites vivre,
Amusé, d’un soupir, à vous je m’en remets…
Je vous en fais l’aveu, je ne puis vous maudire,
Ne vous adjurez point ! De vous, je suis troublé
Ma mie, éveillez vous ! Quoique je puisse dire,
De vous voir badiner, mon amour est comblé…
Charmeur, attendri, pas dupe pourtant...
Que voila une jolie façon de calmer un caprice..
Je vous réponds « je suis un kaléidoscope »,
Jouant du quiproquo, pianotant sur la gamme
Des mille et un contrastes qui habillent la femme.
Je suis le grand silence, je suis aussi le bruit...
Je suis le clair obscur, le soleil de minuit,
Je suis mille parfums et puis l’écho de l’âme,
Je suis le froid qui glace et le feu de la flamme.
A la porte des songes et sous l’alcôve traînent
Mon refrain et mon chant que bercent les sirènes ;
Et je mets sur ce lit les couleurs d’un matin,
Dressant autour de lui les plus beaux baldaquins.
J’ai visité les siècles parmi les courtisanes,
Tour à tour intrigante, confidente et sultane ;
D’une candeur mêlée à des sous-entendus,
Je descends puis remonte et redescend têtue.
Ainsi que la vertu, l’amour a ses degrés ;
Je pourrai à loisir, si vous m’y invitez,
Levant alors le voile de la pure innocence,
Passer subitement à l’extrême licence
Poursuivant à l'abri mon voyage dans l'ombre
Pour que du bout des lèvres le rêve se prolonge ;
- Sur le fil de l'aurore je suis ce que tu crois,
Une dentelle, un soupir, un sourire narquois
Moi, marquise sans age au fond de ma pénombre,
Mon bleu reflet poursuit son voyage dans l’ombre
Sur le fil de l'aurore, je suis ce que tu vois
Un chemin une route ou l'ombre de tes pas...
Jouant du quiproquo, pianotant sur la gamme
Des mille et un contrastes qui habillent la femme.
Certes l'auteur l'appréhende différemment, mais le sujet reste le même
celui de la femme-enfant qui badine avec l'amour et, qui consciente de son pouvoir minaude en se jouant de l'amoureux transi...
ah combien nous pouvons être cruelle parfois..
.
je vous note le poême ici en vous laissant découvrir plus bas le nom de l'auteur...
( tout le monde le connait et pourtant peu ont lu ses oeuvres poétiques puisque sa célébrité et son renom n'ont pas été basé sur ses poésies
..mais comme il est de mon pays sans doute je le connais un peu mieux que la majorité )
alors qui est l'auteur de ....
l'auteur......
Votre culture comme votre sensibilité me ravit...
A bientôt j'espère