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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 17:04

En moi-même, esseulé, de dédain recouvert,

Sur une île, interné, je vivais comme un ver,

Sur un rude récif de silex, sans mémoire,

Mon regard était clos et mon cœur sans histoire…

 

Ebloui, d’un reflet, je dormais éveillé,

D’un sourire, béat, j’étais émerveillé,

Bercé, par l’eau putride inondant l’apparence,

J’allais combler, ravi, baigné d’indifférence…

 

Ignorant, la laideur de mon noir corbillard,

Je t’ai vu, de tes dents, déchirer le brouillard…,

Profaner mon Ego, ma pensée amnésique,

Interpeller l’humain, mon esprit léthargique…

 

Me désignant du doigt de ton souffle moqueur,

J’ai senti ta lueur tarauder mon humeur,

J’ai perçu dans ton cri, désossant le silence,

Aiguisé comme un dard, le mépris de l’absence…

 

Qu’il est âpre, au matin, d’entrebâiller les yeux,

De soudain, discerner son visage odieux,

De sentir dans son cœur, une frayeur coupable,

Sans rimmel, de se voir, de l’amour, incapable…

 

Lucide, du néant étreignant mon regard,

A mon tour, me voici, dans la douleur, hagard,

Sur l’onde du remords, ricochant en cascade,

Une voix, un écho me réveille maussade…

 

……………………….

 

 

 Et même, si le fruit est un nectar charnu,

      Amer sera le vin à l’automne venu…             

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : vos poèmes
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