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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 12:36

Que font les immigrés sur le quai d’une gare… ?

La valise à la main, ils guettent l’avenir,

Tout le monde promis comme un vieux souvenir,

L’omnibus en partance et l’étoile d’un phare…

Où vont les goélands, tous les oiseaux migrants…,

Que l’inflexible hiver repousse des rivages ?

Ils vont vers le levant, vers d’autres paysages,

Quérir le ciel clément dont rêvent les errants…

 

Que font les exilés, si loin à la dérive… ?

Ils tentent d’oublier les murs d’une prison,

Les rires des geôliers…, sous un autre horizon

Cherchent la liberté que les livres décrivent…

Où vont les affamés, tous les enfants perdus

Qui languissent la mort comme une délivrance…

Ils quémandent le grain, une once abondance,

Et sèment leurs douleurs sur des sentiers ardus…

 

Que font les orphelins abîmés par l’absence… ?

Ils rêvent à l’amour, au soleil qu’ils n’ont pas,

Cheminant esseulés sur la voix du trépas,

Ils remontent muets jusqu’aux puits du silence…

Où vont les matelots par le flot submergés

Malmenés par la mer, d’ouragans en tempêtes… ?

Ils glanent dans le ciel des plumes de mouettes  

Ils songent à la terre et s’échouent naufragés…

 

Que font tous les vieillards assis dans la pénombre… ?

Du regret de jeunesse, ils dorment sans dormir,

Le regard dans le vide, absents au devenir,

Ils captent la lueur dont ils ne sont pas l’ombre…

Où vont les miséreux et tous les survivants

Boudés par le destin, que le bonheur délaisse… ?

De chagrins en sanglots, ils traînent leur détresse,

De ce monde cruel, ils sont les morts vivants…


 

Que font les éléphants, tous les peuples nomades,

Que la guerre a chassés du paradis premier… ?

Espérant le repos, la fraîcheur d’un palmier,

De désert en exil, tous leurs pas sont maussades…

Où vont tous les nantis, tous les hommes bien nés

Que la chance a bénis le jour de leurs naissances… ?

Quelle conscience ont-ils, du monde et ses souffrances,

De tous ceux qu’en chemin, ils ont abandonnés… ?

   

…………………….

    

A ma muse…

 

Apaise mes tourments de ses infects tyrans,

Prohibe mes démons, ma terrible indigence,

Fustige leurs humeurs, ma triste intolérance

Apprends-moi la vertu des nobles sentiments,

Offres-moi tes regards, tes hybrides moissons,

D’une larme d’espoir, de plus tendres saisons,

L’intime volupté sur le rasoir de l’âge,

Ressuscite l’amour, tous ces vœux de partage…

 

………………………….. 

 

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