Partager l'article ! Sacerdose...: L'hiver quand l'aquilon, plus acéré qu'une lame, Écartèle son corps et fait geindre ses os, Lorsque ...
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
L'hiver quand l'aquilon, plus acéré qu'une lame,
Écartèle son corps et fait geindre ses os,
Lorsque maints craquements martyrisent son dos ;
Son manteau claque au vent comme un vieil oriflamme...
Éreinté par le vent, les lèvres crevassées,
Il lutte à chaque pas et ses doigts engourdis
Se crispent douloureux et ses membres raidis
Par le froid lui font mal et troublent ses pensées...
D'une entaille à la main, une seconde, il enrage,
Il regarde sa terre et au loin sa maison
Mais homme de devoir, d'une bonne raison,
Tout au fond de lui-même il puise le courage...
A pas lents, il avance observant de la souche
Le sarment superflu qui commence à pousser,
Il le taille avec art, sans jamais se presser,
Et préserve le tronc du bourgeon qu'il essouche...
D'une rangée à l'autre il répète le geste
Et pourtant, chaque fois, il lui semble inédit,
Tant heureux sur l'instant qu'il en reste interdit
Et redouble d'efforts, engoncé dans sa veste...
Indicible bonheur, lorsqu'il lève la tête
Et contemple du ciel l'horizon éclairé,
Qu'il écoute du Cers le souffle libéré,
Oubliant ses douleurs, l'homme devient poète...
Certains penseront que sa besogne est ingrate
Mais lui de son travail il brandit le flambeau
Car il n'en connait pas de plus noble et plus beau :
« De la vigne soigner le terroir disparate... »
Derniers Commentaires