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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 00:20

Lors qu'arrive le temps des sanguines vendanges,

Teintés de cuivre brun, d’un vieil or inédit,

S’exaltent des couleurs dont le cœur s’ébaudit,

Le cep offre ses fruits nimbés de cheveux d’anges…

   

Délicate, une main dégrafe son corsage,

De la grappe estimant la pulpeuse moisson,

Elle observe avec soin l’automnale toison

Et de ses doigts, se fraie un intime passage…

 

Au contact de la peau la ramure gémit,

Par la pulpe, taché, l’épiderme frémit

Et détache les grains de la souche râpeuse… 

 

Docile à la caresse, à ce geste attentif, 

Complice, le raisin s’abandonne lascif

Et révèle au cueilleur sa chair d’ambre juteuse.

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commentaires

Renard 26/06/2009 01:26

Ce poème est magnifiquement sensuel.....Trop trop beau... 

Philippe Lemoine 26/06/2009 01:58


Une belle façon d'envisager les vendanges...non ! Et dire que les machines de plus en plus remplacent les hommes...
Amitiés Poétiques