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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 01:40

Anoblisant sa robe aux spectres lumineux,

S’évadent les tanins, du cep, l’effluve ultime,

L’odorat, de sa cuisse, avec finesse, estime

Les senteurs qu’ont mûries des terroirs résineux.

                                                                       

Alors, l’œil se distrait du cuivre alumineux,

Sous le charme de l’ambre, insoumise victime,

L’âme s’offre une ivresse immanente à l’intime

Qui comble de la mort l’aven vertigineux

 

Au carrefour des sens, quand l’homme s’extasie,

Vient le geste attendu, la lèvre et l’ambroisie

Épousent le cristal d’un baiser fastueux.

 

Admirable, le vin m’offre son florilège,

Allègre, mon palais succombe au sortilège,

S’essaime dans ma gorge un soleil somptueux !

 

 

 

 

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commentaires

Renard 23/06/2009 11:19

J'aime.Tes trois derniers vers, j'aurais aimé les écrire...Bravo. 

Philippe Lemoine 23/06/2009 23:35


Sourire, trop tard...mais je suis certain que tu en écriras de plus beau encore...
Amitiés poétiques