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A ton appel combien d’hommes, de femmes braves
Ont laissé leurs foyers, sont partis les yeux graves
Et combien sur le champ d’honneur ont disparus
Un fusil à la main, sans être secourus,
Sont tombés, foudroyés, torturés par l’infâme,
Anonymes sont morts portant ton oriflamme,
Et combien, écroués, d’autres d’une oraison,
D’un rêve ont abolis les murs de leur prison,
Et de tyrans pervers contre toi s’égosillent,
Par ton souffle emportés sur leurs trônes vacillent…
Quelque soit le langage et la voix qui le clame
A gorge déployée, inaltérable flamme,
Etoile au firmament il fait battre le cœur
Des justes, des martyrs et résonne vainqueur ;
Lorsqu’il emplit l’espace enluminant l’enclave
Et fracasse les fers, les chaînes de l’esclave,
Lorsque d’un cri l’humain retrouve dignité :
Nul autre n’est plus beau que ton nom, Liberté !
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