Du langage abrogeant l’insipide chronique ;
Des syllabes j’apprends l’immensité phonique,
Métissage des sons sous le sens embusqués,
Je bannis de mes vers les concepts étriqués,
De la banalité la syntaxe asthénique
Et façonne, des mots, la substance organique…
Affranchi du conforme au profane inculqué,
Par delà l’apparence au visage tronqué
Du sentiment premier au verbe anachronique
J’embaume de parfums le souffle mécanique
Et revêt de couleurs le dogme défroqué
Dont l’esprit renouvèle, à tout jamais marqué
Par le seau créatif, la nature harmonique.
Au-delà du réel libéré de l’unique
Le cœur, désinfecté de la norme efflanqué,
Côtoyant au plus près l’indicible invoqué,
Du lyrisme j’entends la grandeur symphonique
Et change le poème en image euphonique.
De l’infini révélant les symboles masqués,
Tous les arts, sous les mots, s’assemblent imbriqués,
L’artiste ressuscite aux creusets volcaniques :
Homme neuf et multiple aux pouvoirs messianiques…
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