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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 00:15

Etirant l’horizon jusqu’au point de rupture,

Luttant contre le temps, remontant le courant,

Dans l’instant suspendus, provocant la nature,

Ils se tendent la main, d’un d’effort, effarant…

 

Pour la voir, sur les monts, langoureux, il s’installe,

Elle, pour l’effleurer, sur l’aube, elle s’étale,

L’éraflant d’un doigt frêle, elle lui dit plaintive,

Toi, reclus dans le jour, moi de la nuit, captive…

 

Devrons nous, mon Amour, nous aimer sans caresse,

J’ai si mal de ton pas s’enfonçant dans la mer,

Je gémis, j’ai trop mal…O ! Terrible détresse,

Aveugle, sans tes yeux, mon regard est amer…

 

Devrons nous, mon Amour, effeuiller la tristesse,

Nous aimer, seulement, au gré du souvenir,

De rester sans ta main j’ai perdu l’allégresse,

Je ne sais où je suis, montre moi l’avenir… !

 

Devrons-nous, mon Amour, de peu nous satisfaire,

Nous aimer sans retour, d’une maigre lueur,

Sans tes mots, sans ton corps, je reste solitaire,

Du besoin, du désir, je ressens la douleur…

 

Devrons nous, mon Amour, vivre dans l’abstinence,

Nous aimer sans touché, retenir nos baisers,

Eprouver la langueur, nous rêver sans présence,

Au jardin du chagrin, nous flétrir, épuisés…

 

Devrons nous, mon Amour, nous nourrir de peut-être,

D’une vague promesse, effacer nos serments,

Pour connaître l’oubli, nous quitter pour renaître,

Nous faut-il de nos cœurs, bannir les sentiments…

 

D’un poignant chuchotis, par sa plainte, attendrie,

Le regard, embué,  d’une blême pâleur,

Elle élit son émoi, d’une voix, amoindrie,

Mon Soleil, je t’en prie abroge ma souffrance…

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