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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 01:48

Je hante le pays des fièvres sans chaleur,

Tout est gris, tout est froid, d’une rude douleur,

Humble, l’herbe du pré, que la saison opprime,

S’alanguit tristement dans les bras de l’ultime…

 

Sur le gris chemin court…, la désolation,

Il pleut du grand chagrin sans consolation,

Esseulé sur un clou, l’amour, sans sépulture,

Doucement agonise au gibet sans bouture…

 

J’en recueille l’offrande en ma main de catin,

J’absorbe son sanglot sur sa peau de satin,

Sa larme m’est désir, j’embrasse sa lumière,

Dans l’écho de son cœur, j’entonne ma prière…

 

Je supplie à genou le maître de ce lieu,

J’insiste, je quémande une trêve au bon dieu,

Qu’il soit bon ou mauvais, la chose qui m’importe,

C’est qu’il veuille pour moi déverrouiller sa porte…

Que m’importe son nom, fut t’il prince romain,

Une fleur, pas un saint…, pourvu qu’il soit humain !

 

Dans un livre enterré, sous la cendre et le sang,

Sur un feuillet souillé, j’ai retrouvé l’absent,

Effaré par l’aven, je mesure l’abîme,

De  l’espace si grand…, trop lointaine est la cime…

 

Le vide constellé du Moi crucifié,

Fait de l’être perdu le nom sanctifié…

 

………………….

 

 

En quête de sens

S’épuise ma conscience

Mais, reste ma mémoire

Où s’inscrit mon histoire….

 

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