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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 00:22

Il contemple du ciel le noir et lourd couvercle

Et devine l’espace au-delà du rideau,

Tous ces astres cachés que la nuée encercle

Et s’envole vers eux son rêve pour radeau…

                                                                                          

Il regarde le fleuve imperturbable et sombre,

D’un rondin de bois mort imagine un chaland

Et peuple le cours d’eau de bateliers sans nombre

Sur les traces desquels voltige un goéland…

 

Il se penche sur l’homme et déchiffre son âme,

Même au sein des laideurs il trouve la beauté,

Du charbon calciné ressuscitant la flamme,

De l’amour il pressent l’universalité…

 

Lorsque la vision interpelle son cœur,

D’une image inédite il griffonne un poème,

De la mort et du temps l’utopique vainqueur,

Il compose son œuvre affranchi de lui-même…

 

Comme le mendiant fouille dans les poubelles

Et découvre un objet plus précieux que l’or,

Le poète, estimant toutes choses plus belles,

Transforme d’un regard l’immondice en trésor…

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commentaires

Les+Tisseurs+d'Ombre 27/05/2009 16:10

Les images sont puissantes, je me dis à l'instant, quel bonheur d'être poète, parfois, mais surtout, quel bonheur de ne pas avoir à l'écrire et de profiter simplement de lire les vers des autres...

Philippe Lemoine 29/05/2009 01:15


Ces vers seraient d'autant plus beaux si il trouvait en toi une résonance et que d'elle naissait une envie d'écrire...? Merci de cette belle lecture, moment de partage...