| Février 2010 | ||||||||||
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Anonymes défunts, tant des nôtres sont morts
Rongés par la misère et le noble remords,
Cette chose étonnante aux pouvoirs fantastiques
Qui sans cesse revient de ses regards critiques
Tourmenter le poète en quête d’idéal
Ne voyant dans ses vers aucun sens capital.
Et tant d’autres encore apprivoisant la rime,
S’époumonent cachés, sans emphase ni frime,
Ils cherchent le mot juste exprimant la beauté
Et puisent dans leurs cœurs un brin de vérité…
Rituel d’une vie au service de l’œuvre,
Voyez-les s’échiner, simplement à pied d’œuvre ;
Ne trouvant ni la gloire et pas même l’argent,
Ils tentent d’exister dans un monde indigent,
Comme de longs échos qui sans fin se répondent,
Leurs verbes, d’une image, aux choses se confondent,
Effleurant l’ineffable avec humilité
Ils conçoivent le beau pour la postérité…
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