| Février 2010 | ||||||||||
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Comme partent les trains lorsque l'aube est blafarde,
Ta présence s'éloigne et me laisse esseulé,
Sur le fil du destin je titube harcelé ;
Dans mon cœur le chagrin a planté son écharde
Et ton rire lointain entendu par mégarde,
Aussi doux que cruel, se propage éculé,
Longuement son écho résonne informulé ;
Nostalgique, ta voix dans ma tête musarde...
Ton ombre me poursuit, j'ai perdu le sommeil,
Je ne vois dans tes yeux aucun reflet vermeil ;
Impalpable brouillard tombe la solitude...
Au matin je me lève et contemple l'ennui,
Vaste et sinistre plaine aux couleurs de la nuit ;
Je marche vers le jour astreint par l'habitude...
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