D’où vient cette araignée étendue en étoile,
La vie, in extenso, s’est prise dans sa toile…
Contemplez, ô ! Seigneur, cet animal velu
Broder le liseré de ce gouffre absolu
Et…, l’encre, trace d’or de la sainte écriture,
N’émousse pas le cri de l’homme qu’on torture…
Moribond, le soleil s’épuise dans la nuit,
Las, le geôlier baille, indolent, son ennui,
En observant l’oiseau s’époumoner d’une aile…
Peux-tu t’en souvenir ? Elle était pourtant…, belle
Dans sa robe, au printemps, s’envolant sans corset,
Liberté ! Me dis-tu ? J’ai cru l’apprivoiser…
Sous l’étreinte de fer, au creuset de l’enclave,
Liberté ! Liberté ! Crient les mains de l’esclave,
Liberté, mais il vient…, te l’offrir le démon,
Liberté de souffrir dans l’oued sans limon,
Il passe le voleur comme un buffle sauvage
Et libre tu seras ! Dans la mort sans visage…
Sans cesse aiguillonné, le souffle de la haine
Infecte les esprits de sa putride haleine,
Dans l’âpre chuchotis d’un antique refrain,
Il revient au matin aux espoirs mettre un frein,
Dans l’aquilon cruel je cherche l’étincelle,
Cette femme aux yeux verts que l’on dit éternelle…
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Le monde s’agite
De tout ce qui m’habite,
Sur le tranchant de l’abîme,
Je cherche la cime…
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