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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 00:28


 

L’obscurité saumâtre essouffle ma mémoire,

Avare, le destin referme son grimoire,

J’entrevois, dans la nuit, un sanglant matador,

Là bas, quelqu’un m’attend au bout du corridor…

 

Là, devant moi, déjà surgit la guillotine,

Elle m’épie et…, d’un œil me nargue cabotine,

Délateur, son couteau dissémine l’effroi,

Sur ma nuque, déjà, je sens son métal froid…

 

Arrive le bourreau, son sinistre attelage,

Il ne sait que penser de mon âme volage,

Expéditif le temps, l’ineffable brigand,

Me toise monstrueux, m’examine arrogant…

 

Lancinant, son index tapote sur la table,

M’arpente, indifférent, de sa raison comptable,

Ni triste ni joyeux, malséant charognard,

Aphasique, il émoud son terrible poignard…

 

Il me pointe du doigt, m’inscrit sur son registre,

J’ai beau mugir, pleurer…, d’une écriture bistre,

Sans lever un sourcil il énonce mon nom,

A son humeur, soumis, je ne suis qu’un penon… !

 

O ! Nuit énigmatique, opacité frigide,

Effroyable linceul suspends ton drap rigide,

Interromps ton envol, fait preuve de bonté,

De mon souffle haletant saisit l’humanité…

 

Abroge ta sentence, entrouvre ton œillère,

Mets mon cœur à l’épreuve, éprouve sa prière,

Ecoute cet oiseau, la splendeur de son chant,

L’entends-tu… ? Larmoyer son murmure touchant…

  

Regarde-le ! Frémir d’un soupir erratique,

Le sens tu palpiter… ? De ta main flegmatique

Touche-le ! Le sens tu… ? Gémir, vibrer, crier,

Révolté, t’arboré, d’un mot t’injurier…

 

Il nourrit en son sein l’ardeur des capitaines,

Il anime en tous lieux le souffle des fontaines,

Fougueux, il est le vent, la vague, l’ouragan,

Le cri des insoumis, l’espoir extravagant…

 

Même l’élan brisé, d’un élytre, il s’envole…,

Heureux de peu, comblé, sa poitrine s’affole…,

Et même époumoné, refusant ta rigueur,

D’une féroce ardeur il survivra rageur !

 

…………………………..

 

 

 

 

 

 

Qui mieux que la solitude

Peut me dire qui je suis ?

Je n’ai pas de destin

C’est écrit dans ma main,

Seules les rides de l’eau

Me disent être humain,

Je sais être vivant

De par mon inquiétude…

  eux, le

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