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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 16:14


Mon cœur est si terreux, rien n’y reste vraiment,

Apporte-moi l’oubli, l’espoir d’un sentiment,

Dehors, il fait si froid, ne ferme pas ta porte,

Étends-tu la clameur, c’est l’amour qu’on déporte…

 

Mon silence est un cri, plus rien à espérer,

Qu’allons-nous devenir ? Je ne sais plus pleurer,

Echiné par le joug d’une ombre omnipotente,

A son désir, soumis, ne reste que l’attente…

 

Subsister résigné comment faire autrement ?

Nous n’avons plus le choix, voyons le dénouement,

A quoi bon implorer une maigre assistance,

Nos enfants sont mourants, plus rien n’a d’importance…

 

Aurons-nous la vigueur d’entrelacer nos mains… ?

Jusqu’au dernier soupir resterons-nous humains ?

Ecoute ces échos, ils nous nomment vermines !

Je ne sais de quel nom, ils désignent leurs crimes…

 

En d’horribles charniers s’amoncellent les corps,

Epouvantable nuit, aux pieds des miradors,

Sans sépulcre, ce sont…, des spectres qu’on enterre,

On cherche des raisons…, on dit que c’est la guerre…

 

Je regarde tes yeux pour en saisir le bleu,

J’imagine le ciel dans le bleu de tes yeux,

En ces temps de malheur, Toi ! Mon ultime rêve,

Demeure près de moi, déjà le jour se lève…

 

……………………………………

 

 

 

 

Le fracas des obus obscurcit l’avenir,

De mes rires d’antan, j’ai perdu le désir…

 

 


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