Si je t’offre ma rime enfantant ton ruisseau,
Je ne puis négliger la laideur et le sombre,
De mon orgueil bannir le funeste de l’ombre,
Je ne sais qu’adoucir mon ennui de ton eau…
Illusoire est le vœu de prétendre d’un sceau,
D’une clameur, d’un verbe éclairer la pénombre,
De l’infini vouloir apprivoiser le nombre,
De laisser sur le temps une empreinte en biseau…
Au-delà du renom, sa convoitise hautaine,
De la vie aborder la sublime fontaine,
Respirer son poème au sommet de l’autel…
Si j’aspire au divin que le ciel me pardonne,
D’une quête de sens, face à lui, je me nomme :
« Je ne suis qu’un passant pitoyable et mortel… »
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