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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 02:52


 

L’uniforme étranger, sinistre matador,

Séquestre l’horizon au creux d’un mirador,

A chaque pas, la haine érige son outrage,

O ! Funeste terreur, regarde ton ouvrage…

 

D’une ardente froideur, d’un tison sans chaleur,

L’écharde, dans ma chair, triture la douleur,

La blessure du corps n’est qu’une ombre visible,

La coupable laideur s’éternise indicible…

 

Dans mon regard, la peur me fait voir autrement,

J’éprouve, sans répit, un sombre sentiment,

Distillant dans mon cœur l’ineffable détresse,

L’horreur ne dit pas tout, le silence m’oppresse…

 

En cette ère barbare, insoumise au hasard,

Intraitable la mort affûte son poignard,

Qu’ai-je donc entrepris pour subir la torture ?

Quel est donc mon péché, dites moi sa nature… ?

 

De mon humanité dois-je faire abandon ?

Me faut-il expier pour trouver le pardon ?

Amour te souviens tu de nos nuits de bohème

Où sur l’olivier s’inscrivait le poème… ?          

 

L’atrocité présente étreint le souvenir,

L’avenir est en sang, qu’allons nous devenir ?

La crosse du fusil, son écho terroriste,

Hante mon cauchemar, plus rien d’autre n’existe…

 

……………………………… 

 


 

 

J’ai fouillé du regard les couloirs du hasard,

Longuement, j’ai marché solitaire et hagard,

Je me suis enfermé dans un rêve bizarre,

Et je suis resté seul sur le quai d’une gare…

 

 

    


Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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