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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 16:44

 

Où es-tu ? Le sais-tu ? Déjà le vent t’emporte,

Le ciel est gris, j’ai froid, demeure près de moi !

Je n’ai que ton parfum, ne ferme pas ta porte !

J’ai la chair éveillée, apaise mon émoi…

                                                 

J’entends roder la mort, toutes les rues sont vides,

Dans ce caveau, cloîtrés nous sommes condamnés !

Déjà tu vas partir, je veux aimer tes rides !

Si tendres sont tes doigts, dans tes bras je renais…

 

Un escadron barbare embrase nos églises,

La mort se perpétue, attise mon désir !

Je ne sais plus ton nom, nos enfants agonisent,

Mon corps se désagrège, ici je peux mourir…

 

Le temps ne compte pas, je n’ai plus de racines,

Donne-moi le plaisir ! Je ne sais plus jouir,

Fais-moi rire autrement, je veux bannir les ruines,

Apporte-moi l’oubli ! Je n’ai plus d’avenir…

 

La démence de l’homme ensevelit la ville,

Hors de cette prison le fauve se repaît,

Je t’aime ! Le sais-tu ? Ton corps est si docile,

Que m’importe l’issue, en toi je suis en paix…

 

Le monde, d’une main, obture ses oreilles,

Je n’ai plus de parents, rien que toi pour présent,

Dehors est véhément, les consciences sommeillent,

Donne-moi tes baisers ! Mes lèvres sont en sang…

 

Couche moi sur ton lit, offres moi ta tendresse,

Fais-moi croire à demain, je n’ai plus d’autre espoir,

Une fois, je veux voir mon regard sans détresse,

Fais-moi l’amour plus fort ! C’est notre dernier soir…

 

 

 


 

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Published by Philippe Lemoine - dans Les Innommables
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