Poète impertinent, d’avoir tant molesté
Les mots dans tous les sens, grandeur et décadence,
En aurais-tu perdu la limpide évidence
Qui, sous chacun d’entre eux, livre sa vérité… ?
Ne peux-tu point décrire avec simplicité,
De cette chose en toi l’intime confidence,
Ce souffle né du cœur comme une providence
Que ta plume profane ivre de vanité… ?
Par lui-même étourdi, célébrant l’éphémère,
Obscène ton esprit se nourrit de chimère
Puis se couche repu, de bien peu satisfait…
Sans âme, ton poème exalte l’insipide
Cette soif de renom te désignant cupide :
Te voici déclamant le fade et l’imparfait…
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