Quel que soit ton destin, ange, bête ou démon,
Vénère ce titan qui bat dans ta poitrine,
Ecoute-le crier, ressens comme il s’échine,
Immonde, je le veux ! Demande-lui pardon…
Car il est ce soleil que tu rends vagabond,
La noblesse du cœur qui face à toi s’incline,
Le verbe capital que ton venin lamine,
Il est temps, mécréant ! Respecte enfin son nom… !
Homme, adjure ce Moi, cette hydre narcissique
Qui corrode, use, abîme et corrompt despotique
Ce qu’en toi, l’éternel a placé de plus beau…
Libéré de l’orgueil, de sa soif ambitieuse,
Retrouve du sacré l’onde pure et joyeuse,
Renaissant, de l’amour ravive le flambeau…
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