Maquillant son regard sans grâce ni magie
Pour cueillir de la gloire un bien maigre butin,
Enjôleuse mon âme a des airs de catin,
Sous ce masque factice, elle se réfugie…
En cela, pitoyable, elle éteint la bougie,
Cette pauvre clarté qui, tremblante au matin,
Entretient dans son cœur ce souffle clandestin
Qu’elle ne sait sentir prise de léthargie…
Elle cherche existence en ce qu’elle n’est pas ,
S'émoustille de peu, du seul bruit de ses pas
Dont l’éphémère timbre à peine éclos s’efface…
Alors, elle se perd sur de troubles miroirs
Et rode tristement en de ternes mouroirs
Sans jamais discerner, d’elle-même, la trace…
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