Partager l'article ! D'une étoile...: Sur les monts, le soleil pose ses lèvres molles, Déjà le jour titube étroit comme un rasoir, S ...
| Février 2012 | ||||||||||
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Sur les monts, le soleil pose ses lèvres molles,
Déjà le jour titube étroit comme un rasoir,
S’annonce enténébré le vaste reposoir,
Dans mon cœur le chagrin plante ses banderoles…
Lorsque le cercle d’or rejoint les nécropoles,
La lanterne qui brille à ma porte le soir,
D’une trouble lueur timide d’encensoir,
Tempère de la nuit les turbulences folles…
Je perçois des saisons le calme mouvement,
De cet acquis survient l’étrange sentiment :
« Que serai-je demain ? L’horizon n’est que cendres… »
Sous la voûte d’ébène une étoile apparaît,
D’un affable clin d’œil, du terne elle m’extrait :
« Allons, mon ami, boire aux souvenances tendres… »
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