Au pinacle de l’effroi, le laid que rien n’encombre,
Étayant ses verdicts d’arguments contrefaits,
Se nourrit de la chair du juste et des parfaits,
Sur les ruines du temple arrive le jour sombre…
Les temps sont achevés, de l’aven revient l’ombre,
D’un souffle perverti colportant ses méfaits,
Voit ! La bête innommable accomplir ses forfaits,
Nul n’en saura jamais les victimes sans nombre…
Bonté, fraternité s’entrouvrent vos tombeaux,
Les enfants de Caïn, comme un vol de corbeaux,
Extirpent de l’obscur le terrible prophète…
Des ténèbres, le maître, ange déchu, Satan
A triomphé du ciel et des vertus d’antan,
Pour déclamer le verbe, il n’est plus un poète…
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