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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 23:05

Je n’entends plus ta voix, suave mandoline,

Sur la pointe des pieds, sans souffle intempestif,

Chaque jour, doucement, glisse ton pas furtif ;

Tu t’éloignes de moi délicate et féline…

 

Toujours plus loin tu pars ! Devant toi je m’incline

Toutefois ma Clarté, sombre et contemplatif,

Je suis là, dans ton ombre, à ton geste, attentif,

Espérant de tes yeux une lueur câline…

 

Comme excuse au chagrin m’empoignant tendrement,

Lorsque je serai seul, je dirai simplement :

« De l’amour j’ai croisé la belle passagère… »

 

Du regret l’épitaphe à la fois grave et beau,

Ineffable présence en mon cœur, ce tombeau,

Ci-git le souvenir comme en terre étrangère…

 

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