De douceâtres vapeurs de musc et de santal
Dérivent sous la lune, entoilent son visage,
Cotonneuse, la nuit estompe le rivage,
Sur la mer, mon esprit muse sentimental…
Lambinent dans mon cœur des copeaux de métal,
Cristallins aiguillons aux sources du naufrage,
De mes amours passés je contemple l’orage,
De l’espoir, j’ai perdu l’utile capital…
Le ressac, sur lui-même embobiné, sans cesse,
Me ramène et m’échoue au seuil de la tristesse,
Mélancolique un chant m’époumone en secret…
Tandis que la clarté s’éparpille en fumée,
Je ne puis, d’un silence, adoucir mon regret,
Ô ! Femme, sous quels cieux ne t’ai-je point aimée… ?
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