Je ne peux, mon Amour, dévoiler de tes yeux,
L’indicible clarté que la nuit plus encore
Enlumine d’éclats et dont seule l’aurore
Explicite en plein jour le présent merveilleux…
Effaçant de mon front le triste et le pouilleux,
Magique ton regard, de cette eau que j’adore,
M’ouvre des horizons que nul ne saurait clore ;
Emergent du sommeil des espaces joyeux…
Soupirant fortuné sur la carte du tendre
Et ton corps pour missel je suis venu m’étendre,
D’un languide abandon, je m’envole hébété…
D’un baiser, sur ma lèvre, un pétale de rose,
D’un sourire, a guéri, de mon cœur, l’ecchymose,
Près de toi, de l’oubli, j’apprends la volupté…
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