Lorsque la vision éclaire mes paupières,
Esprit régénéré, je suis la flamme et l’eau,
De l’incendie autant le bois que le fourneau,
Je n’ai comme pays que mes propres frontières…
Je parcours l’ancien monde et tous ses cimetières,
De l’humaine pensée outrepassant l’arceau,
Du verbe profanant l’intemporel caveau,
Je transforme la vie en plus nobles matières…
Poussière d’oxygène embrasant le néant,
Sans passé ni futur, simplement existant,
Dans l’espace infini, solitaire, je rode…
Sur le fil d’une voix, sans charge ni fardeau,
C’est le cœur épuré que mes mots pour flambeau,
Je cherche dans l’obscur la table d’émeraude…
Derniers Commentaires