Au-delà du visible, en demi-teinte, émane
Ce que l’être imagine inscrit dans l’imminent,
Le ciel a les couleurs du verbe qu’il déclame
Et se métamorphose au gré du sentiment…
Vision de l’esprit qui lui donne sa forme,
Paysage sensible, instable et familier,
L’existant se dévoile, affranchi du conforme,
Il dépose en tout lieu son regard singulier…
Intime l’esthétisme augure l’ineffable
Vitalité que seul le souffle créateur
Aiguillonne en secret nourrissant de la fable
L’intemporelle essence intrinsèque à l’auteur…
Comme assis dans la marge, allochtone aux visages
Du monde matériel embrumant les saisons,
Emu, mon cœur palpite au rythme des présages
Qu’il décrypte entre deux fugaces lunaisons…
J’ai la fièvre de ceux dont l’âme poétique,
Atteinte de vertige, enfante la clarté
De l’univers caché qui frissonne hermétique
Au sein de toute chose en quête de beauté…
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