Récusant du destin l’horizon broussailleux,
Le front haut, libre et fier, debout face au rivage,
L’homme écharpe du ciel l’âpreté du nuage
Du hasard il gravit l’éperon merveilleux…
De son art, émoussant le chenal rocailleux,
Il maugrée, il s’élève au gré du paysage,
Il conteste du sort le funeste passage
Puis sur les monts répand le chant des orgueilleux…
Sublimes sont les voix montant des profondeurs,
D’elles, l’éternité déclame ses splendeurs,
Bien que poussière l’être en effleure la cime…
Résurgence de l’âge au souffle créatif,
Le miracle s’accroit sous l’œil admiratif,
D’encre et de pigments, l’œuvre ensemence l’abîme…
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