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| Février 2012 | ||||||||||
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D’une graine à semer lorsque l’hiver s’essouffle
Le cœur régénéré, je discerne attentif
L’estampille que laisse à chaque pas le souffle
Intemporel du vent dont le verbe furtif,
Sans jamais perdre haleine, émoustille l’envie
Et féconde la terre au rythme des saisons,
En cela généreux exaltant de la vie
Le cycle capital de nouvelles moissons.
De l’effluve, j’apprends l’invisible langage,
Sur la pierre je lis l’empreinte des ruisseaux,
De la nature du temps la mémoire sans âge
Et m’envole rêveur bercé par les oiseaux.
La vision m’emporte au delà des nuages,
Echo de toute chose au cœur de l’inédit
Je mute évanescent au gré des paysages ;
L’imaginaire veille et sans fin rebondit.
Libre et fécond, l’esprit porté par la lumière.
J’effleure de mes mots le rite séculier,
Et du monde perçois la parole première ;
De la vie à la mort le lien particulier.
Plus riche de savoirs à chaque jour qui passe,
Je le sais, je le sens, fragment d’éternité,
Emplissant de mon cri l’inconcevable espace,
Je prendrai maints chemins toujours ressuscité.
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