Effluve de silence, une voix sibylline
Rode dans ma mémoire et trouble ma raison,
C’est un chant, comme un hymne, ineffable oraison,
Du possible au lointain la plainte cristalline…
Brumeuse vision que mon âme câline,
Sensible préambule, impalpable horizon,
Fugitif mais vivant se transforme le son ;
Une image apparaît nébuleuse et féline…
Du vide et de la mort l’insoumis, l’incroyant !
J’imagine sans cesse un monde verdoyant,
De mon art je pressens le pouvoir fantastique…
Oracle de l’esprit, rêverie ou bien don ;
De cette chose en moi que m’importe le nom,
Responsable, j’en suis la victime extatique…
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