Misérable, j’allais dans l’abîme, esseulé,
Mon esprit était noir et mon cœur sans éthique
Lorsque du tournesol je perçus le cantique,
Ouvrant les yeux, je vis l’horizon étoilé…
Revenu de l’enfer sur un cheval ailé,
Acclamé par le coq, le chant de l’hérétique,
Des limbes j’ai vaincu le ténébreux portique,
De l’aurore conquis le monde immaculé…
Emancipé du joug du triste et du morose,
J’ai parfumé mon corps d’un effluve de rose ;
Des vertus du sacré ressenti les frissons…
Eprouvant les bienfaits de la métamorphose,
J’ai, de l’amour, glané le souffle en toute chose
Et butiné le fruit des vertes floraisons…
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