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| Février 2012 | ||||||||||
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Calme langueur d’été sous le ciel alité
Le jour a les couleurs que lui prête mon âme,
Il respire à son pas les parfums qu’elle émane
Et s’étire comme un chat plein de volupté…
Entrelaçant l’azur et ses vastes auvents
Olympien l’horizon, de sa lèvre nimbée
D’or liquide, flamboie, électrise, galbée
La ligne où les coteaux dressent leurs paravents…
Nomade intemporel, l’imaginaire inné
D’un murmure entrebâille une porte possible ;
Commence ici le rêve au-delà du visible,
J’en dessine l’étroit passage enluminé…
Toute chose est soumise au rythme de mon cœur
Et n’a pour fonction que de nourrir le songe,
Transmutant l’apparence en sublime mensonge
J’invente l’univers dont je suis le vainqueur…
J’interpelle la mort, je révoque l’ennui,
Le soleil peut mourir la lumière demeure,
De l’ailleurs j’ai bâti l’allogène demeure,
L’un me dit c’est le jour, je réponds c’est la nuit…
Une horloge au loin sonne et j’entends un oiseau,
Croyez-vous que la mort de son doigt me désigne,
Utopique, insurgé, je persiste et je signe :
« Je me moque du vent car je suis un roseau… »
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