Plutôt crever de faim et vivre vagabond
Que de brader mon art car même moribond
En moi, je porterai la richesse abondante,
Celle qui nourrit le cœur de manière éclatante
Et de l’être, en tous lieux, désigne les valeurs
Dont les vertus de l’âme arborent les couleurs.
Et même réprouvé, moi, modeste félibre,
Face à l’adversité, solitaire mais libre,
Ne pouvant oublier l’adage capital,
Je trouverai la force au sein de l’idéal
Car nul bien n’est plus beau que d’exister fidèle
A ses rêves d’enfants. Ainsi toujours rebelle
A tous les compromis du monde matériel
Qui galvaude l’éthique et le verbe essentiel,
Je mènerai sans peur le combat poétique
Et resterai moi-même encensant l‘authentique.
Je pourrai dire alors, que d’avoir bien vécu,
Qu’importe si demain, squelette étique, vaincu,
Grignoté par les vers mon corps se décompose :
« Je n’ai pas le regret de la métamorphose ! »
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