Présentation

Recommander

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Texte Libre

Derniers Commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Vaincu par l'orage...

Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 15:07

Des enfants chaque jour succombent sous nos yeux,

Celui-là meurt de faim et cet autre agonise,

Que vous dire de ceux que la peur tétanise ;

Complices de leurs maux nous restons silencieux…

 

Plus jamais, que nenni ! D’un euphémisme odieux,

Insensible aux remords le crime s’éternise,

L’homme avec ses démons compose et fraternise :

Dites-moi, bonne gens ! « A quoi rêvent nos dieux ! »

 

Comment avoir la foi ? L’espérance s’envole,

La bête a fait son nid sur la bonne parole ;

Lorsque le cœur est sombre : âcre se boit le vin…

 

Le monde est un enfer impossible à dépeindre,

Pour simplement survivre il m’arrive de feindre

Et de croire à l’amour ce mensonge divin…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Vaincu par l'orage... - Communauté : Trouvères et troubadours
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 14:58

J’ai le silence amer de ceux, qui dépités

Mais libres de penser, n’attendent rien du monde

Et se moquent, narquois, de son visage immonde ;

De tout ce qu’il produit d’horreurs et lâchetés…

 

De m’en sentir exclu, j’en sais les cruautés,

L’égoïsme est sa loi, sa nature inféconde,

D’en refuser le prix, fier je me dévergonde

Et lui tourne le dos rêvant d’autres beautés…

 

Misanthrope, je vais dissimuler mes larmes,

Nul ne peut pressentir que j’en forge des armes 

Afin de lui survivre autrement que vendu…

 

Passez donc bonnes gens méprisant ma misère,

Bien que parfois blessante au moins elle est sincère,

De vous, je n’entends pas le message attendu...!

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Vaincu par l'orage... - Communauté : Poétra
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 02:07

Voyez cet homme aigri laminé par la haine,

Il traîne son mal-être et crache sa rancœur,

Innommable venin empoisonnant son cœur ;

Surgit des profondeurs l’imputrescible chaîne.

 

Insensible, c’est l’œil de la terrible bête,

Celle qui dans la nature humaine a fait son nid,

Dont le souffle putride éveille le banni ;

Suppôt du criminel grisé par sa conquête 

 

Et tous ceux qu’elle approche en consomment les peines,

Nourris par la douleur, les pires sentiments

Emportent la raison sensible aux boniments

De l’esprit corrompu, pourvoyeur de géhennes ;

  

Epouvantable est l’être atteint par la vermine,

Rien ne peut trouver grâce et ses yeux malveillants,

 Sans trêve ni repos, condamnent flamboyants

Tous autres qu’il approche et toujours il rumine…

 

Comme lorsque le ciel se referme sur lui-même

A la morne saison rarement regard fut,

Sans même prendre corps, aussi froid, à l’affût

D’une chose sur qui jeter son anathème…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Vaincu par l'orage... - Communauté : Les artistes engagés
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 14:53
 

Fauves couleurs d'automne aux pastels vieillissants

Le paysage s'estompe, une feuille s'envole

Et puis une autre encore aérienne et frivole ;

Ne reste de l'été que reflets caressants...

 

Empreintes de baisers aussi doux que blessants,

Nostalgiques vapeurs, le souvenir console

L'exilé qui meurtri loin du monde s'isole

Et du temps amoindri les mille angles cassants...

 

Reclus, mon coeur s'accroche à de tendres nuages

Et sème sa tristesse au gré des paysages ;

De cuivre et d'or ancien il peuple l'horizon...

 

Funambule, le rêve alimente la cendre

Et l'espoir, ce menteur, me dit encore entendre

Des murmures d'amour et j'en perds la raison...

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Vaincu par l'orage... - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 14:38
 

Tu passes près de moi, merveilleuse et cruelle,

Ton cœur ne me voit plus, il regarde au-delà

l'eau vive de la joie alors à capela

J'arpente de l'ennui la blafarde ruelle...

 

Sans un moindre regard, frivole et sensuelle,

Tu vas indifférente, esseulé me voilà

Ignoré par ton ombre : à quoi bon être là ;

Tu bâtis ma prison d'une habile truelle...

 

Morne et plate étendue aux couleurs de ma vie

S'éternise l'hiver. Ultime et pauvre envie,

Seul le rêve me fait survivre au quotidien...

 

Au matin, je me lève astreint par l'habitude,

Résonne à l'infini la vaste solitude

Et tu mêles ton rire à d'autres que le mien...

 

 

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Vaincu par l'orage... - Communauté : Poétiquement vôtre !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés