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Les Innommables

Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 23:02

Charmante courtisane, en un mot, irons-nous

Ressusciter l’amour en ces temps, à genoux ?

Sur ma lèvre déjà, mon désir en fredonne

La douceur de l’extase et…, mon cœur en frisonne…

 

D’un fugitif émoi, l’espace d’un soupir,

Je musarde amoureux d’un chemin à bâtir,

Me ferez-vous le don d’une obole en message ?

D’un poème inédit j’esquisse le rivage…

 

Moi, bien piètre galant ! Trouverai-je assez d’art

Pour, d’un alexandrin, charmer votre regard… ?

Avant que le jusant n’efface l’impalpable,

J’en inscris le serment sur un fronton de sable…

 

Ce sourire angélique, enluminant vos yeux,

Conte-t-il le prélude à des jours plus heureux

Où…, n’est-il, simplement, qu’un oiseau de passage ?

Je rêve à son baiser…, d’un suave présage…

 

Je voudrai retenir le charme de l’instant,

De fontaine en fontaine apaiser l’existant,

A vos pieds, renaissant, d’un sensuel partage,

De la ride oublier le repentir de l’âge…

 

…………………….                     

 
       

Chaotique fouillis, bruissant incognito,

Au sommet de l’îlot, encerclé par la plaine,

Côtoyant la hauteur, les ruines d’un château                     

Apostrophent mon cœur, j’ai rêvé d’une reine…  

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 22:50

Sublime concerto de jardins assoupis,

Sur le tapis écru d’une verte pelouse,

La fleur de l’oranger exalte sans dépits,

Les parfums éthérés d’une belle andalouse…

 

Confondu par la grâce un iris à la main,

Je marche à vos genoux sur la fraîche rosée,

L’effluve de vos pas me trace le chemin

Et j’avine mes sens de votre ombre apaisée…

 

Aux creux des frondaisons, le gazouillis de l’eau

Eveille d’un soupir un pétale de rose,

Sur ma lèvre se pose une plume d’oiseau,

Insoumis, son murmure enlumine ma prose…

 

Dans mon cœur, se dépose un tendre sentiment,

Me ferez-vous l’offrande, exquise demoiselle,

D’un battement de cil, l’espace d’un serment,

De quitter, un instant, l’abri de votre ombrelle…

 

Je me suis endormi bercé par un roseau,

J’ai caressé vos yeux…, heureux de cette aubaine,

Je me suis abreuvé des larmes d’un ruisseau,

Vaporeux, j’ai flâné de fontaine en fontaine…

 

……………………….

 

 

Exquise dulcinée, amante d’un nuage,

Sur ton alexandrin je fais un long voyage,

J’en découvre et saisis le chagrin qui m’étreint,

J’appréhende l’amour au sillon de ton rein…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 17:34

Enclos cristallisé de chaleur et de sable,

Grain par grain, façonné, fruit d’une main instable,

Ecran, écho de vent aux creusets du miroir,

Versatile reflet poudroyant dans le noir…

 

De grands goélands blancs, au dos d’une fenêtre,

Eclairent le regard de mille et un peut-être,

Ciselé, le cristal, d’un ondoiement lacté,

Au-delà des rideaux, colporte sa clarté…

 

L’horizon se dilue et le ciel se dégage,

Des effluves de sel effleurent mon visage,

D’un monde imaginé l’esprit se réjouit,

Le réel s’amoindrit…, sous mon œil ébloui…

 

La vitre devient vague…, au loin, une frégate…,

La vague devient mer et la mer…, une agate,

L’agate, d’un éclat transforme la psyché,

D’un prisme, le miroir se fragmente, ébréché…

 

Obscurs fragments brisés, lente métamorphose,

D’un détail, fugitif, le ciel se décompose,

Sur les murs sans hublot, tout un rêve à bâtir,

Un arbre comme mât, il est temps de partir…

 

Impalpables gréements se déploient les nuages,

Adieu sinistre rue ! Adieu, mornes rivages !

Ma prunelle exhalant un parfum d’origan,

Aux relents du béton je choisis l’ouragan…

 

Déjà, le vent se lève, arrive la marée,

Capitaine, il est temps ! Profitons du borée,

De la paix, de l’amour, arborons les couleurs,

Laissons sur le carreau nos anciennes douleurs…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : IMAGE.POESIE
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 17:22

Ô ! Verbe émancipé sous le feu du désir,

Inflexible besoin, enlumineur d’instants,

Impalpable rumeur aux visages, flottants,

Décline mon humeur, entre doute et plaisir…

 

Résonance d’un monde insoumis à ma plume,

Echo d’encre, imparfait, d’un sentiment rêvé,

Stigmate édulcoré, murmure inachevé,

Solitude de l’être, impression posthume…

 

Orgueil, douleur du Moi, conjurant le néant,

Lacis confus de mots exhumés dans la fièvre,

De l’âme, la peinture inconsistante et mièvre,

Trouble reflet menteur s’exhibant indécent…

 

De l’esprit, le délire, en quête d’existence,

Maculant le papier sous un masque trompeur,

Apprivoisant la mort, l’ineffable terreur,

D’un signe, d’un écrit se donnant consistance…

 

Espoir d’éternité, sous-jacente catin,

Cheminant sous la prose, ébrancheur d’impuissance,

Insatiable l’Ego cherche reconnaissance,  

D’un rêve de grandeur apaise son destin…

 

A quoi bon me berner sur le sens du poème,

Il est temps d’avouer l’obscène vérité,

A cheval sur ma rime, épris de sa beauté,

Toi qui me lis ! D’un mot, me diras-tu… ? Je t’aime… !

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : Poésie Passion
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 17:04

En moi-même, esseulé, de dédain recouvert,

Sur une île, interné, je vivais comme un ver,

Sur un rude récif de silex, sans mémoire,

Mon regard était clos et mon cœur sans histoire…

 

Ebloui, d’un reflet, je dormais éveillé,

D’un sourire, béat, j’étais émerveillé,

Bercé, par l’eau putride inondant l’apparence,

J’allais combler, ravi, baigné d’indifférence…

 

Ignorant, la laideur de mon noir corbillard,

Je t’ai vu, de tes dents, déchirer le brouillard…,

Profaner mon Ego, ma pensée amnésique,

Interpeller l’humain, mon esprit léthargique…

 

Me désignant du doigt de ton souffle moqueur,

J’ai senti ta lueur tarauder mon humeur,

J’ai perçu dans ton cri, désossant le silence,

Aiguisé comme un dard, le mépris de l’absence…

 

Qu’il est âpre, au matin, d’entrebâiller les yeux,

De soudain, discerner son visage odieux,

De sentir dans son cœur, une frayeur coupable,

Sans rimmel, de se voir, de l’amour, incapable…

 

Lucide, du néant étreignant mon regard,

A mon tour, me voici, dans la douleur, hagard,

Sur l’onde du remords, ricochant en cascade,

Une voix, un écho me réveille maussade…

 

……………………….

 

 

 Et même, si le fruit est un nectar charnu,

      Amer sera le vin à l’automne venu…             

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les Innommables - Communauté : vos poèmes
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