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Les correspondances...

Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /2010 02:42

Tout près d’une rivière aux limites du monde,

Comme feuillées au vent déambulent sur l’onde,

Sur la route qui mène à l’antique pont romain,

Décryptant les sillons burinés dans ma main,

Je vais conter fleurette à la belle endormie

Qui nourrit en son sein la douleur ennemie

Mais n’attend qu’un baiser pour soudain s’éveiller

Et renaître à mon bras libre d’appareiller

Sur un nuage blanc vers cette île aux rivages

Inondés de soleil où les herbes sauvages

Batifolent en paix, elle est là devant moi…

Ne sachant contenir et la joie et l’émoi,

Troubadour éclairé par les yeux d’une femme,

Le sentiment d’amour apostrophe mon âme :

 J’ai rêvé d’un château dont chaque pierre tendre

Me chuchote un secret que seul je peux entendre,

Je le sais c’est ici que les coquelicots

Dévoilent de leur cœur les brûlants calicots…

A la marge du temps dans un coin de garrigue

A sa lèvre j’ai cueilli des arômes de figue…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Poésie Passion
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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /2010 03:51

 Gazouillis de lumière aux portes du sommeil,

Dès l’aube, dans mes yeux, se dépose vermeil,

Comme un filet d’eau claire aux bords d’une fontaine,

Le sourire attendu d’une femme lointaine…

 

Une plume s’envole, un brin d’herbe insensé

Ondule sous le vent, dans le ciel apaisé

Passent de blancs moutons, sur le sein d’un nuage

L’azur a dessiné les contours d’un visage…

 

Les fleurs du jardin chantent à l’unisson,

Quelqu’un t’attend là-bas, va ! Cours vers l’horizon,

Un arbre me salue, un autre m’accompagne,

M‘indique un raccourcis à travers la campagne…

 

Un arc-en-ciel se lève au dessus des coteaux,

Le jour est fastueux, une escadre d’oiseaux

M’invite à chevaucher leurs grandes ailes blanches,

Amour et liberté bourgeonnent dans les branches…

 

Sentiment de flotter vers l’antique oasis,

O femme libellule, en quel pays jadis

Vous ai-je rencontrée ailleurs que dans ce rêve

Que mon âme entrevoit chaque nuit sur la grève ?…

 

Ivre de poésie, un peu fou, langoureux,

Que voulez-vous amis mon cœur est amoureux

Aubade, ritournelle ou joyeux babillage,   

Un rossignol pépie au faîte du feuillage…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : au fil des mots
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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /2010 14:00

 Lors d’une étrange nuit, tandis que sous les arbres

D’une triste forêt, homme seul et perdu

Sur un chemin pétré parmi les fleurs macabres,

Les ronces, les rochers, j’allais le cœur fourbu,

Tandis que les yeux clos, allongé sous un chêne,

Doucement je glissais dans un mauvais sommeil,

Doux soupir dans ma tête une voix allogène

Me parlait des oiseaux, du soleil et du ciel,

Elle disait que plus loin, au-delà des nuages,

Il était sans douleur un bien tendre jardin,

Qu’il fallait feuilleter l’épaisseur des feuillages,

Et décrypter la nuit pour trouver son chemin…  

Une femme m’attend au détour d’un poème,

Je ne l’ai jamais vu mais mon cœur la connait,

Elle habite son rêve et lui dit des « je t’aime » !

Par le charme envoûté dans l’aube qui renait   

J’ai dessiné l’ailleurs que mon âme imagine,

Vénus apparaît nue à la lisière de l’eau,

Elle sort de son bain, silhouette androgyne

Dans l’ombre en demi-teinte à côté d’un roseau…

Aux pourtours de la mare un cygne déambule,

Une biche vers elle avance à pas furtifs,

De grands saules lascifs, sous un voile de tulle,

Se balancent au vent danseurs contemplatifs…

Dans l’opale clarté d’une lune complice,

Humide de rosée, entre la frondaison,

Un sillon s’est ouvert, un elfe avec malice

Volète autours de moi reprenant l’oraison :

« O ! Muse si longtemps j’ai cherché ta caresse,

Tu es là ma déesse, offres moi ton baiser,

Je veux boire à ton sein le nectar de l’ivresse,

Dans tes bras me nicher, et mourir apaisé… »

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /2010 04:06

 Sur un carré de mousse au liseré de plume,

Au milieu des joncs, des papillons, des fleurs,

Sous un nuage blanc et son bandeau d’écume,

Saurons-nous mon amour oublier nos douleurs… ?

 

Viens sans peur près de moi, prends ma main je t’enlève,

J’aime ton parfum, la douceur de ta peau

Qui frémit sous mes doigts, un jour nouveau se lève,

Ton regard m’interpelle et dérive sur l’eau…

 

A ta lèvre une rose accueille ma caresse,

Ton corsage frisonne, un rayon de soleil

Se pose dans tes yeux, la brise avec tendresse

Nous chuchote des mots nimbés d’ambre vermeil…

 

Près d’un chêne complice à l’abri des feuillages,

Ta robe s’est ouverte, il est de doux secrets

Et des soupirs jaloux connus des coquillages

Que taisent les oiseaux dans les buissons discrets…

 

L’un à l’autre enlacés sur les rives du fleuve,

Suspendu sur le fil d’un baiser langoureux,

Irons-nous à la source où le rêve s’abreuve

Apaiser le désir de nos cœurs amoureux…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /2010 15:48

Echo de coquillage une voix m’interpelle,

Sur le sable la mer s’entortille en dentelle,

Le drap plissé de l’eau frisonne dans le noir,

Un pâle candélabre éveille son miroir,

Au firmament la lune alimente le rêve,

Souffle venu du large enfin le vent se lève…

La lagune chantonne au rythme des roseaux,

De la rive s’envole une escadre d’oiseaux…

A l’horizon lointain sur la vague d’agate,  

Vers le soleil levant navigue une frégate,

Suave mélopée, éclat confidentiel,

Résonance en tous lieux inscrite dans le ciel,

A l’oreille une brise, à la fois douce et tendre,

Me chuchote les mots que je souhaite entendre,

Sur l’encre de la nuit, d’une esquisse, d’un trait, 

Aux limites du songe un visage apparaît…

Chevelure d’ébène et regard d’améthyste,

Je me dois de l’aimer car je sais qu’il existe,

L’impérissable lien nourrit le sentiment,

Par vague le désir tisse son filament,

Sa lèvre à fleur de peau délivre son empreinte

Et mon cœur vacille emporté par l’étreinte,

Des embruns épicés de sel et poivres fins

Dérivent sur le quai comme autant de parfums

Capitaine, il est temps de hisser la grand voile,

Sans compas ni  boussole, il faut suivre l’étoile

Et trouver le chemin qui mène à l’oasis,

Une femme m’attend au royaume d’Isis...

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Terre de lumiére
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