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Insurgé Poétique

Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 03:47

Modeste et résigné face au fait arbitraire,

Voyez ce travailleur au quotidien précaire :

Chaque jour il s’échine et pourtant sans logis

Il dort dans sa voiture ou bien dans un taudis,

Il sait que les renards lui volent son fromage

Mais il n’ose rien dire à cause du chômage…

 

Et que dire de ceux qui n’ont rien à manger,

Seulement quémandeurs d’un reste à partager,

Loin des immeubles chics, d’une détresse accrue, 

Dans le froid, sous la pluie ils rodent dans la rue…

On les voit sur un banc, dormir sous des cartons,

Voire dans des couloirs et même sous les ponts…

 

   Ils cherchent la chaleur et fouillent les poubelles,

Survivre est un combat, leurs forces sont rebelles,

Mais gênent les nantis toujours contre eux braqués, 

Moribonds, ils sont là, parfois chassés, traqués,

Plus la foi ni l’espoir, l’un après l’autre ils meurent

La société s’en fout, seuls les plus forts demeurent…  

 

Et tous les profiteurs de nos gouvernements,

Pour garder leur fauteuil nous font des boniments,

L’espace d’un scrutin nous fourguent leur salade ;

Citoyens levez-vous, notre monde est malade !...

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : Les artistes engagés
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Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /Août /2010 22:39

Homme d’esprit ténu vous pouvez me dissoudre

Et des limbes jaillir le cœur bardé de fer,

Gesticuler imbu, me promettre l’enfer,

A vos genoux cagneux, je n’irai point m’absoudre !...

 

Natif de cet endroit que l’on dénomme France,

Dont votre ministère occulte les valeurs

Humanistes et souille, indigne, les couleurs

De vos ambitions je dénonce l’outrance !...

 

Votre gouvernement est celui des privilèges,

Tandis que sous ses yeux pleurent les démunis,

Dans leurs palais dorés se pâment les nantis,

La république a mal de tous leurs sacrilèges…

 

Constat d’échec cuisant, les riches s’enrichissent

Plus encore tandis que la précarité

Devient insupportable et l’insécurité

Se propage…Honte à vous, les pauvres s’appauvrissent !…

 

Que dire de l’état des finances publiques

Dont vous avez creusé par vos fastes le trou,

Le social, la culture importe peu ou prou,

Vous servez en premier vos amis politiques…

 

Délit de majesté dont vous êtes coupable,

Élu, représentant du peuple, de plein droit

Avez-vous oublié, serviteur et non roi !

Que vous êtes d'abord, devant tous, redevable !...

 

Lassé de vos discours remplis de suffisance,

Saisi de vos abus de pouvoir, révolté

De voir notre pays sombrer sans équité

Dans l’inégalité sous votre gouvernance,

   

De même épouvanté par le fait arbitraire

Et vos mots déplacés condamnant sans juger,

Les jeunes des cités, le quidam, l’étranger,

Et ces autres qui n’ont pas le don de vous plaire…

 

 Ne pouvant accepter vos procès délétères,

Émigrés ou bien Roms, tous ces gens exilés,

Pourchassés et bannis par vos scribes zélés,

Solidaire avec eux, je les désigne frères !... 

 

De vous, je ne saurais nier l’intolérance,

Contre les jugements décrétés par César,

D’un geste citoyen, insoumis, maquisard,

Je signe de mon nom l’acte de résistance !...

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : Poétiquement vôtre !
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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 13:50

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par Philippe Lemoine

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : Les artistes engagés
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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 03:35

Un manche de guitare, un vieux livre écorné,

Pêle-mêle allongés gisent sur le bitume,

Une tache de sang, une chanson posthume

Et puis figé le corps d’un homme condamné…

 

Martelant le pavé le pas du milicien

Résonne satisfait dans la nuit amnésique,

Ils ont brisé les os du tendre musicien,

Bâillonné le poète, interdit sa musique…

 

Ils ont bâti des murs plus ternes que prison,

Inoculés la peur mais l’homme se relève,

A travers les barreaux, regarde l’horizon,

A demi-voix il chante exalté par la fièvre ;

 

Liberté, mon amour à l’ombre de tes yeux,

Le ciel peut bien me dire « ou tu plies ou tu crèves ! »

Je me moque du vent, du tonnerre et des dieux,

Je porte dans ma tête un grand sac plein de rêves !…

 

Au rythme de son cœur face aux démons anciens

Les femmes, les enfants, le peuple solidaire

Répercutent l’écho de ses couplets païens

Que m’importe la mort, je ne saurais me taire !...

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : Poétra
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 02:44

Je m’éveille… Au plafond une lampe blafarde,

Une porte, un couloir, au loin une clarté,

Des visages connus jaspent l’obscurité,

Défilent sur les murs puis, comme par mégarde,

S’estompent sans un mot. Me voici seul, perplexe,

Apparait cette femme au sourire enjôleur,

Elle me tend la main, m’invite avec chaleur,

Je la suis dans l’alcôve où, libre, sans complexe,

Me fixant de ses yeux sombres, elle m’effeuille

Lentement du regard, serais-je son butin ?

Je ne sais où je vais mais je sens mon destin

Entoilé, suspendu, frémir comme une feuille

Que la brise bouscule à la fin de l’automne.

Etrange sentiment, je succombe envoûté.

Attiré, subjugué par sa noire beauté,

J’en omets ma peur mais ma voix demeure aphone.

Elle sourit, me toise et pose sur la table

Un jeu de cartes puis, me convie à m’asseoir,

J’en devine l’absurde enjeu choisi ce soir

Ma vie est donc la mise, attrait inacceptable :  

Pensez-vous, un instant, que je puisse Madame,

Même pour vous distraire, avoir la volonté

Stupide de jouer alors, qu’en vérité,

Charmé, je vous l’avoue, et que le ciel me damne,

Je ne pense qu’à vous baiser. Périr m’importe

Pourvu que dans vos draps sans connaitre l’ennui

Je puisse d’un soupir lors d’une ultime nuit

Me réveiller vivant dans les bras d’une morte…  

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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