Modeste et résigné face au fait arbitraire,
Voyez ce travailleur au quotidien précaire :
Chaque jour il s’échine et pourtant sans logis
Il dort dans sa voiture ou bien dans un taudis,
Il sait que les renards lui volent son fromage
Mais il n’ose rien dire à cause du chômage…
Et que dire de ceux qui n’ont rien à manger,
Seulement quémandeurs d’un reste à partager,
Loin des immeubles chics, d’une détresse accrue,
Dans le froid, sous la pluie ils rodent dans la rue…
On les voit sur un banc, dormir sous des cartons,
Voire dans des couloirs et même sous les ponts…
Ils cherchent la chaleur et fouillent les poubelles,
Survivre est un combat, leurs forces sont rebelles,
Mais gênent les nantis toujours contre eux braqués,
Moribonds, ils sont là, parfois chassés, traqués,
Plus la foi ni l’espoir, l’un après l’autre ils meurent
La société s’en fout, seuls les plus forts demeurent…
Et tous les profiteurs de nos gouvernements,
Pour garder leur fauteuil nous font des boniments,
L’espace d’un scrutin nous fourguent leur salade ;
Citoyens levez-vous, notre monde est malade !...
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