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Les correspondances...

Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 02:16

                                                              

Onirique voyage aux sources du sensible,

Homélie exaltée en quête d’un possible,

J’ai dessiné des ponts, de flamboyants piliers

Et du verbe senti les rythmes séculiers…

 

Embrasé par l’élan, les souffles poétiques,

J’ai gravi l’arc-en-ciel aux couleurs prophétiques,

Enluminant mes vers de l’oracle inhalé ;

Du rêve j’ai conquis l’espace immaculé…

 

 Chaque chose s’expose à mon imaginaire,

Du langage j’apprends la rime millénaire  

Du sens caché des mots le lien universel

Et je vogue sur l’eau comme un oiseau de sel...

 

En cela devenu poussière d’oxygène,

De l’abîme effaçant la souffrance indigène,

Porté par la musique au cœur de l’infini,

Je tisse la lumière et deviens son ami…

 

De la vie à la mort l’unique théorème,

L’image est là présente imprégnant mon poème,

Lorsque l’âme par l’art éclaire son destin ;

Il n’est pas de frontière aux songes du devin !

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Le clan des très littéraires
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 02:21

 

Elle danse en cadence, aérienne ondule,

Décompose le vide, anime ce module

Immobile soumis à son corps gracieux

Et semble par instant s’élever vers les cieux.

 

Arabesques de chair, de courbes improbables,

Elle esquisse d’un pas les contours impalpables

D’univers confinés dans la marge étendus

D’une fluide amplitude aux gestes suspendus.

   

La musique la porte et dessine de l’âme

Les possibles contours ou bien l’intime flamme,

Interprétation, renaissance des sons

En tableaux animés parcourus de frissons.

 

Envoûté par le rythme aux mille résonances

L’esprit s’arrime au corps contraire aux alternances,

L’un à l’autre lié, dans l’élan sensitif ;        

Les deux ne font plus qu’un comme au temps primitif.

   

Transcendance de l’être en souffles vibratoires,

D’une inspiration naissent des trajectoires,

Effluves d’infini, sculptural et charnel,

Le mouvement s’inscrit dans l’espace informel

  

Et le lien au réel distendu s’évapore

Plus profond dans la transe elle pénètre encore,

Son sang palpite aux sons décuplés des tambours

Qu’elle épouse animale exposant ses atours…

 

   

 

 

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : l'art de partager son art
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Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /Mai /2009 15:16

                                

Adossée à la nuit lueur contemporaine,

Grisâtre, un candélabre oscille à l’horizon

L’aube semble entoilée à l’ombre souveraine,

Elle annonce à mes sens la prochaine saison…

 

Cavalcade funèbre indécise en silence

Une rose s’effeuille et laisse sur ses pas

L’indicible parfum suscitant l’indolence

Où mon cœur musardait de la vie au trépas…

 

J’esquisse sur la vitre embuée un visage

Et la lèvre encollée à ce rêve éternel

J’embrasse la splendeur trouble du paysage

Dont j’épouse éveillé le fantasme charnel…

   

Une larme de joie embrase ma paupière,

Ruisselle sur ma joue un ruisseau cristallin,

Une femme apparaît presque nue en guêpière,

Dans ma tête résonne un rire sibyllin…

 

Sous le ciel embrumé, voile de satin tendre,

D’étranges papillons d’une chaste blancheur

Voltigent langoureux avant d’aller s’étendre

Sur un lange glacé sans grâce ni chaleur…

 

Hivernale, une étreinte ankylose mon âme,

Lorsque l’ennui s’installe au sein de l’univers

Et quand le souvenir décolore sa flamme

Reste la volupté d’en composer des vers…

 

Calme langueur neigeuse il pleut des éphémères

Etoiles de coton douces comme un baiser

Prude et mouillé semblable aux nostalgies amères

Dont l’empreinte à jamais demeure à préciser…


Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 00:56

 

 

La profondeur mystique immanente à l’esprit

Transcende la nature inerte et monotone

De l’univers apparent sous lequel seul résonne

L’existant révélé qu’entrevoit le conscrit…

 

Passeur d’émotion, un rêve clandestin

Erafle de ses doigts la surface des choses,

Etonné l’œil s’éveille aux splendeurs du matin

  Et la clarté jaillit sous les persiennes closes…

 

Un rayon de soleil dépose son épi

Sur la rose endormie, un chat sous la tonnelle

S’étire flegmatique et demeure accroupi

Dans l’attente semblable à une sentinelle…

 

Créature indigène au milieu du jardin,

Immobile aux aguets que peut-il donc attendre ?

Porte t’il en son cœur la lampe d’Aladin

Qui lui montre l’objet auquel il peut prétendre ?

 

Le temps passe et pourtant il semble suspendu

Aux gestes du félin, l’étroite estafilade

De son calme regard hermétique et fendu,

Sans même en avoir l’air, se tient en embuscade…

 

Animal vénéré prés du Nil souriant,

Possédant la prescience attachée au mystère,

Je l’imagine sphinx sous le ciel d’orient

De l’empire d’Isis l’énigmatique cerbère…

 

 

 

 

 

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 01:22

Intemporel écho dans ma tête résonne

Maintes confuses voix qui dessinent en chœur

L’insaisissable image immanente à mon cœur ;

 Elle m’obscède toujours mais mon verbe est aphone…

 

Il ne fait qu’effleurer le sentiment intime

Pressenti sous le voile au-delà du concret,

Je puise au fond de moi le langage secret,

Cette clef entrouvrant la porte de l’abîme…

 

Je cherche le mot juste évoquant l’évidence

Celui qui peut transcrire une once d’infini

Que mon imaginaire enfante rajeuni

Et dont l’âme nourrit l’impalpable substance…     

 

Cristalline clarté, lumière salutaire,

De l’aube à peine éclose émerge sous les mots

Le souffle créateur qui, d’un vague propos,

Transforme l’ineffable en sujet littéraire…

 

Etrange vision suspendue à mes lèvres,

Se dévoile sans fard le visage caché

De l’univers tremblant dont l’existant niché

Sous l’inerte apparence alimente mes rêves…

 

 

 

 

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Les correspondances... - Communauté : Communauté poétique
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