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Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 01:24

Hasard d’une rencontre aux détours d’une nuit,

Toute de noir vêtue, élégante, imprévue,

Une femme est venue… Énamouré, séduit,       

 Il me semble l’avoir autrefois déjà vue… 

        J’aimerais me suspendre aux soupirs de sa voix,

     L’écouter, chuchoter, me confier à l’oreille

Les mots que j’imagine, intimes, pleins d’émois…

Secrète confidence à nulle autre pareille,

Je voudrais me noyer dans l’encre de ses yeux,

D’un regard ou d’un geste, avec délicatesse,

De mes doigts, simplement, effleurer ses cheveux,

À ses lèvres cueillir l’ombre d’une caresse…

Je ne sais le pourquoi, la raison, le comment,

Elle enfante le rêve à la fois simple et belle,

Attirance et vertige, étrange sentiment,

Depuis le premier soir, je ne pense qu’à elle…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Souffles d'encre... - Communauté : Aloys
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Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 10:43

Défénestrer nos peurs et renaître curieux,

Libérer la mémoire et puis surtout entendre

Sans se voiler la face ou détourner les yeux

L’intime vérité frémissant sous la cendre…

 

Regarder d’où l’on vient, découvrir qui l’on est,

Recomposer l’histoire et peut-être comprendre

Le comment, le pourquoi de notre identité,

Trouver au fond de soi ce qu’il nous faut apprendre…

Il me semble être né dans un lit dévasté,

Au pays de l’exil calciné par les larmes,

 Sans âge sur le tard, je m’éveille hébété

Et le monde apparaît plein de bruits et de flammes…

 

Adolescent meurtri soudain ressuscité,

Trop longtemps réfugié sous un voile macabre,

Affranchi de mes fers, ivre de liberté,

Comme un cheval, sans doute un peu fou, je me cabre…

 

Des ténèbres se lève un murmure nouveau,

D’un cri salvateur je sors de ma coquille,

Les sens exacerbés, sensible à fleur de peau,

Je découvre le ciel, l’horizon, ma famille…

 

J’oscille, je vacille entre doute et clarté,

L’étrange ressenti me dit ma différence,

Pour dire qui je suis, je cherche en aparté

L’étincelle d’un phare, un point de référence…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Intime confidence... - Communauté : Poudre d'Arc en Ciel
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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 03:21

Le peuple bien pensant avec moi n’est pas tendre

C’est écrit, c’est ainsi, nul ne cherche à comprendre

Le pourquoi de l’exil, qui je suis, d’où je viens,

Condamné, l’on me jette en pâtures aux chiens !...

L’on me toise souvent et parfois l’on me traque

Je connais le mépris et même la matraque,

Pour beaucoup d’entre vous, je présente un danger,

J’en connais la raison car je suis l’étranger, 

Celui dont la couleur de peau vous semble étrange,

Celui qui vient d’ailleurs, qui gène et puis dérange,

Celui qui sans papier ne possède aucun droit,

Celui que l’on dénonce et désigne du doigt,

Celui qui vous fait peur, celui que l’on surveille

Et celui dont le nom vous écorche l’oreille…

 

Le cœur sec, l’âme froide, enfermés sur eux-mêmes,

Dans leurs tours de béton, bâtisseurs d’anathèmes,

Cohortes sont ceux qui se disent, comme vous,

Respectueux de l’autre et crient avec les loups. 

Multitudes, sont ceux, qui comme vous, se disent

Humanistes et puis d’un mot se contredisent,

Plus encore nombreux sont les indifférents,

Ceux qui ferment les yeux tout en considérant,

Que la misère du monde et son lot d’injustices

Ne les concernent pas et porte préjudices

À leur tranquillité. L’égoïsme est leur loi

Du rêve fraternel, ils ont perdu la foi        

El lorsque l’un d’entre eux me refuse sa porte

Et détourne sa main ; c’est l’amour qu’il déporte !...

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Insurgé Poétique - Communauté : Poetes Maudits
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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 11:40

Je la connais à peine et pourtant bien réelle,

Toute de noir vêtue, elle est là devant moi

Féline et bohémienne étrangement rebelle,

Je ne peux rien lui dire et j’en pleure d’émoi…

 

De loin, elle me regarde et je ne sais que faire

Alors je reste là dans l’ombre de ses pas,

Timide un peu nigaud, sans bien m’en satisfaire,

J’aspire et puis je rêve à ce que je n’ai pas…

 

Dévoré par le manque à chaque instant du jour,

Je voudrais l’embrasser aux quatre coins du monde,

Mais ma peur est trop grande et mon souffle trop court,

Seul mon cœur dévasté dans ma poitrine gronde…

 

Il me semble parfois qu’il suffirait d’ouvrir

Les yeux ou d’inventer un mot juste et modeste,

Peut-être simplement oser, pour la ravir,

Chanter sous sa fenêtre en oubliant le reste…

 

Sortilège une voix chuchote dans ma tête

Le vertige me prend. Assis sur le carreau,

Je l’entrevois partout, fragile silhouette,

J’en exalte l’amour dont je suis le bourreau…

 

Elle a beau m’habiter, comme un oiseau sans aile,

Je vais, je viens, je pars et je joue au cerceau,

Pauvre fou me voilà faisant la ritournelle,

Ainsi, que voulez-vous, je fais des ronds dans l’eau…

 

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Souffles d'encre... - Communauté : Poèmes d'aujourd'hui
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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 20:22

Plus encore ses yeux d’algues vertes teintés

De paillettes d’or pâle et d’embruns maritimes

M’intriguent, je suis nu face aux troubles clartés

 Dévoilant à demi des échos plus intimes…

                                                                            

À l’abri de ses cils aux feuillages soyeux,

Elle semble m’ouvrir une porte secrète

Où, prélude à l’amour, présage merveilleux,        

Scintille une lueur sensuelle et discrète…

                                                                                         

Aux pourtours de l’iris d’ébène ténébreux,

D’incandescents brassiers, de poussières d’étoiles

En soleils éclatés, projettent, sulfureux,

Des reflets chamarrés dissimulés sous des voiles…

 

Je pénètre et me perds dans l’eau de son regard,

Dont la flamme à la fois claire et mystérieuse

Me saisit, me consume en me laissant hagard

Au seuil de sa paupière entrouverte et rieuse…

Par Philippe Lemoine - Publié dans : Intime confidence... - Communauté : Poudre d'Arc en Ciel
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